I – DAREDEVIL, DU JAUNE AU ROUGE (1963-1998)

II – LE DAREDEVIL MODERNE (1998 – AUJOURD’HUI)

III – LES RECITS INDEPENDANTS

III – Les récits indépendants

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Daredevil : Father

Il s’agit d’un graphic novel écrit et illustré par Joe Quesada, l’ancien directeur de la maison d’édition. Il se concentre ici sur la relation père-fils des Murdock. Matt fait face à des clients éveillant chez lui différents souvenirs liés à son enfance.

Quesada joue avec les codes instaurés par Frank Miller mais dépasse l’imitation. En plus de son style visuel encré par Danny Miki, il développe un sujet sensible et social rappelant certains travers de la vie en banlieue. L’ironie de la vie.

Quesada, scénariste, joue bien souvent avec des informations solides qu’il vient modifier. Daredevil : Father fait encore réagir. La conclusion est osée. Forte. Ce n’est pas une histoire dont on ressort indemne.

Dardevil : Yellow

Dans leur fresque d’origin-stories, Jeph Loeb et Tim Sale revisitent les origines de Daredevil. Très fidèle à la version de Stan Lee, l’histoire nous plonge dans une saga haute en couleurs tel que cela peut être le cas pour Spider-man Blue ou Hulk Grey.

Le récit se trouve particulièrement documenté puisqu’il reprend les premiers affrontements de Daredevil contre Electro ou encore Purple Man. Tout ceci se retrouve lié par une intrigue amoureuse entre Matt Murdock et Karen Page utilisée comme fil rouge.

Très accessible et simple dans son concept, Daredevil Jaune développe se trouve une identité notamment visuelle. Tim Sale propose un reflet des années 60 avec un style qui lui est propre : charmant et coloré. Une véritable claque esthétique qui émerveille toujours de nouveaux lecteurs, 20 ans après.

Daredevil : End of Days

Cette mini-série est le résultat d’une association de maîtres. Brian M. Bendis au scénario. Klaus Johnson au dessin. Bill Sienkiewicz à l’encrage. Le tout, agrémenté d’illustrations signées David Mack. Cette histoire divise énormément. Elle présente un futur alternatif où Daredevil a changé. Il a emprunté un chemin des plus étonnants, amenant Ben Urich à mener l’enquête.

Brian M. Bendis reprend les grandes lignes de Citizen Kane et s’approprie ce schéma narratif avec brio. L’idée n’est pas tant le résultat de l’enquête que le chemin dessiné et l’influence qu’exerce les personnages entre eux. Bendis n’offre pas l’histoire la plus originale, mais un parfait compromis laissant aux artistes l’espace et les occasions de marquer les esprits.

L’association entre Johnson et Sienkiewicz atteint la perfection entre le trait droit de Johnson et les ombres hachurées et confuses de Sienciewicz. L’obscurité et la peur envahit chaque page dans un scénario se rapprochant plus du pulp que du récit super-héroïque.

Daredevil : Dark Nights

Plus anecdotique que les récits précédents, cette série en 8 épisodes propose trois histoires orchestrées par des artistes reconnus. Le choix de ce titre repose notamment sur les trois premiers épisodes écrits et illustrés par le talentueux Lee Weeks.

Il y propose une histoire particulière où, après un accident, Matt Murdock ne se souvient plus avoir été Daredevil. Il réalise qu’une petite fille attend une greffe de cœur et va tout faire, malgré ses blessures, pour la sauver. Cette histoire a beau être anecdotique, elle fait partie de ces récits qui rappellent le charme des héros urbains. Très penchée sur les bons sentiments, elle a le mérite de faire partie de ces récits qui associent Daredevil au besoin d’espérer.

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