I – Découvrir les X-men

II – Les Intégrales (I) : 1963 – 1975

III – Les Intégrales (II) : 1975 – 1999

IV – Les années 2000

V – L’Ère du Messie

VI – Marvel Now, Reboot ?

VII – Récits Recommandés


VII – RÉCITS RECOMMANDÉS 

L’univers des X-men tient pour beaucoup dans ses séries régulières. Mais si elles fondent l’univers et son évolution, les titres secondaires et récits concis peuvent également livrer une autre lecture. Comme elles peuvent résumer et simplifier l’histoire de cet univers. Les mutants ont connu des récits très étranges comme l’oeuvre érotique X-Men : Jeunes Filles en Fuite de Chris Claremont et Milo Manara, ou du caricatural Astonishing X-men : Xenogenesis de Warren Ellis et Kaare Andrews. Mais l’objectif est de présenter l’univers mutant à travers des récits cultes, des séries très secondaires, détachées des X-men. Des univers « à part » mais imprégnés des productions régulières. Une sélection – comme depuis la première page – exhaustive et qui reste à compléter avec vos propres expériences de lecture.

X-men : Dieu Crée, l’Homme Détruit (1982)

Classique parmi les classiques, Dieu Crée, l’Homme Détruit est l’un des meilleurs récit X-men, toute époque confondue. L’objectif de Chris Claremont, qui signe là l’un des premiers Graphic Novels Marvel, était de livrer un récit intemporel. Il en a fait une histoire accessible à tous – parfaite pour découvrir les X-men. Concise, elle livre un conflit idéologique lié à la manipulation des masses. Une réflexion très pertinente et parfaitement nuancée sur la rôle de la religion dans la politique américaine, et son utilisation comme outil manipulateur, au travers de valeurs non appliquées. En plus d’être justifiée, cette critique ne fait pas du récit une histoire anti-cléricale. Pour rappel, Diablo est un personnage à caractère religieux. Le personnage apporte à cette critique un discours final époustouflant. Un récit magistral !

X-men : Grand Design I & II (2017- 2018)

Ed Piskor est un grand fan des X-men. Un fan complètement fou qui s’est lancé dans un projet à très haut risque. Et qui plus est, avec son style très particulier, jamais adopté sur un titre X-men jusqu’à ce jour. Les X-men ont subi une histoire écrite sur le vif. Le passé a connu des modifications. Des relations ont été changées (Xavier/Magneto). Des ennemis des années 90 se sont révélés agir aux origines des X-men. Avec cette accumulation de révélations, Ed Piskor a souhaité mettre à jour l’histoire des X-men. Y mettre un peu d’ordre et la rendre plus simple et accessible.

Son entreprise a plus que fonctionnée. Son premier volet de Grand Design retrace toute la période Stan Lee /Jack Kirby jusqu’à la fin de la période Roy Thomas /Neil Adams. Il démontre de par son style, que l’apparence n’est rien comparé à l’exercice de storyteller. Qu’une page bien construite vaut mieux qu’une représentation parfaite et spectaculaire de l’action. Il dresse alors une oeuvre accessible, s’inscrivant parmi les meilleurs titres mutants.

X-men : Age of X (2011)

A la manière de l’Ère d’ApocalypseMike Carey a développé une nouvelle réalité modifiée, appelée l’Ère X. Une réalité alternative où les X-men ne se sont jamais connus, où les mutants ont pris le pouvoir par la force. Dans cet univers post-apocalyptique où seule la haine entre les humains et les mutants survie, Mike Carey va complexifier le récit. Il balaye notre regard sur l’étendu de cet univers, d’un personnage à un autre. Des personnages plus ou moins connus, mais surtout très nombreux.

Si ce récit complet est accessible, il peut engager de possibles recherches de la part du lecteur sur les personnages. Bien plus accessible, et visuellement plus abordable que l’Ère d’Apocalypse, l’Ère X engage une possibilité similaire à celle de sa grande sœur, avec un traitement plus intéressant et mieux développé. Il profite également d’une narration bien mieux structurée. Panini Comics a compilé l’intégralité de la saga en format Marvel Deluxe en 2018.

X- Statix (2002-2004)

Parmi les concepts peu communs réalisés dans l’univers mutant, X-Statix se dresse comme le maître absolu de la bizarrerie. Peter Milligan reprend le titre X-Force au début des années 2000. Il bouleverse X-Force au point de le faire annuler et reprendre son travail sous le nom de X-Statix. Aux côtés de Mike Allred et Darwyn CookeX-Statix a une identité graphique et un concept propre à lui. Le titre profondément marginal s’écarte de toute autre production super-héroïque. X-Statix est la référence de la critique super-héroïque avide de célébrité.

Pas de mission extrême, ni de grands méchants. Ces super-héros ne cherchent que la gloire par le statut de mutants. Le titre se concentre alors bien plus sur l’avidité de l’être vivant, mutant ou non, l’évolution du monde, du système de divertissement et du concept de réussite. Le tout sur fond de développement de chaque personnage, de leurs démons et de leurs motivations. L’action est irrégulière, mais extrême. Ce qui en fait un comics ne répondant en rien aux canons du titre régulier. X-Statix c’est le titre punk de l’univers X-men.

X-Factor (2005 – 2013)

Un autre concept un peu perché : le relaunch de X-Factor. Il fait passer l’équipe d’un groupe d’agents spéciaux mutants répondant aux ordres du gouvernement, à une agence de détectives privés/freelancers – toujours scénarisé par Peter David. Menés par Jamie Madrox – le personnage le plus instable de l’équipe – X-Factor s’appuie plus sur son ton léger et l’ambiance de son équipe. On assiste à une vision plus terre à terre de l’univers Marvel, dans des aventures pour le moins variées. L’équipe peut tout aussi bien s’en aller gambader (et casser des mâchoires) en Amérique du Sud, comme elle peut faire une virée dans les rues New-Yorkaises.

La partie graphique est assurée par de nombreux artistes, et son statut de titre secondaire ne l’a pas vraiment aidé à en sortir malgré la présence de Ryan Sook au lancement. Sympathique malgré tout, la plus grande difficulté pour les lecteurs VF sera de trouver la série – jamais réédité. Il faut commencer par les premiers épisodes publiés en France dans le magazine Astonishing X-men, puis dans le premier Marvel Monster, puis dans des hors-séries divers, puis dans le second et dernier Marvel Monster. Amateurs de VO, Marvel réédite la série dans le format Complete Collection, bien plus facile d’accès.

The Worst X-man Ever (2016)

The Worst X-man Ever est une mini-série qui a pour but de présenter un jeune mutant. Raté sur tous les plans, il est un adolescent en quête de sa place. Son insouciance est à la fois risible et crédible. Il devient rapidement la cause d’une exploration et découverte de l’institut Xavier. Le récit est signé par deux jeunes talents en vogue aujourd’hui. On retrouve Max Bemis à l’écriture (Moon Knight), et Michael Walsch, (Hawkeye). Ce titre léger permet une découverte décomplexée de l’univers mutant, et s’apprécie pour son innocence. Un point de vue très scolaire, particulièrement délaissé aujourd’hui. Un comble pour un institut !

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